Allongement des délais de paiements et BFR impacté, comment y rémédier ?

BFR

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Chaque année, de nombreuses entreprises font face à des allongements de délais de paiement. Si certaines parviennent tant bien que mal à régler la situation en évitant pertes et fracas, d’autres, moins chanceuses – ou moins organisées – croulent face aux multiples impayés et doivent parfois aller jusqu’à mettre la clé sous la porte. Comment alors anticiper au mieux ces retards de paiement et ainsi contribuer à entretenir un fonds de roulement positif ? Voici quelques éléments de réponse : 

Allongement des délais de paiement : est-ce vraiment une fatalité ?

L’allongement des délais de paiement représente une problématique majeure au niveau de la bonne santé économique des entreprises. La récente crise liée à la Covid-19 n’est d’ailleurs pas étrangère à une hausse des impayés quand on connaît les difficultés financières que de nombreuses structures ont dû traverser. Sans surprise, ce sont principalement les PME qui se retrouvent fragilisées et font face à une situation épineuse en matière d’impayés.

Comment expliquer l’incapacité de ces petites et moyennes entreprises à honorer leurs remboursements ? Si tout d’abord, on peut évoquer en toute logique des problèmes liés à une trésorerie insuffisante, d’autres facteurs peuvent également contribuer à illustrer la raison de l’allongement des délais de paiement. C’est notamment le cas du retard volontaire, cas qui concerne des entreprises qui ont pourtant la capacité de procéder aux remboursements, mais ne souhaitent pas impacter leur trésorerie à un instant donné. En effet, ce choix délibéré – dans un cadre où les transactions interentreprises représentent la part la plus importante des recettes [1] – s’apparente à un jeu dangereux où tout le monde se refile la patate chaude. La conséquence ? Désastreuse pour certaines entreprises qui se retrouvent confrontées à des difficultés économiques toujours plus importantes face aux impayés qui s’accumulent.

Enfin, il est essentiel de souligner que des facteurs internes à l’entreprise peuvent aussi avoir un impact considérable sur l’allongement des délais de paiement. Chaque acteur du cycle de vente d’une entreprise a un rôle à jouer dans cet éternel combat qu’est celui face aux impayés. Que ce soit au niveau de la définition contractuelle des conditions de paiement et des pénalités encourues, en passant par le suivi de la trésorerie ou encore la mise en place de rappels automatisés, l’ensemble des acteurs d’une entreprise peuvent influer sensiblement sur sa capacité à anticiper au mieux ces problématiques de retard de paiement.

Quel est l’impact des impayés sur le BFR d’une entreprise ?

Avant tout, il convient de revenir avec exactitude sur la définition du BFR. Le BFR – pour besoin en fonds de roulement – est un indicateur très précieux qui témoigne de l’autonomie financière d’une entreprise à plus ou moins court terme. Pour faire simple, le besoin en fonds de roulement est un montant qui représente la capacité pour une entreprise d’honorer ses charges courantes sans avoir encaissé les paiements dus par sa clientèle. Il est donc le reflet d’une bonne santé économique.

De nombreux facteurs permettent d’entretenir une bonne gestion de son besoin en fonds de roulement, tels que :

  • un suivi et une mise à jour régulière de la comptabilité et des stocks ;
  • le règlement des sommes dues aux différents fournisseurs et créanciers dans les temps pour éviter d’éventuelles pénalités (possibilité de négocier certains délais de paiement au préalable par exemple) ;
  • l’instauration d’un système de facturation efficace et fiable ;
  • anticiper les impayés par la mise en place d’une stratégie de recouvrement performante

 

Si l’on revient à présent à la problématique relative à l’allongement des délais de paiement, on constate rapidement un lien évident avec le BFR. Comme évoqué précédemment, le crédit interentreprises est la première source de financement pour une structure. En faisant le choix de délibérément retarder ou refuser un paiement, une entreprise est donc en mesure de gonfler artificiellement son BFR et ainsi continuer à pouvoir assumer financièrement ses charges courantes (masse salariale, paiement des fournisseurs, etc.). Si cette stratégie peut s’avérer payante à court terme, elle met en porte-à-faux créanciers comme débiteurs, en plus de présenter des risques considérables à moyen ou long terme. En effet, une entreprise qui décide de mettre les doigts dans l’engrenage des allongements de délais de paiement finit inévitablement – ou presque – prise à son propre jeu dans une spirale d’impayés qui mène souvent à la liquidation judiciaire.

Il est donc primordial pour l’entreprise créancière d’anticiper au mieux toutes ces éventualités par la mise en place de moyens concrets à chaque étape du cycle de vente. 

Quand solution rime avec organisation et anticipation

La dernière chose à laquelle souhaite être confrontée une entreprise créancière est bien un retard de paiement qui se transforme en une longue et infructueuse bataille pour récupérer ce qui lui est dû. La clé pour éviter ce genre de désagrément réside dans l’aptitude de l’entreprise à prévenir – à travers un protocole strict et encadré – toute forme de responsabilité qui pourrait entraîner un litige avec l’entreprise débitrice. Il n’est malheureusement pas rare qu’une affaire d’impayés soit portée devant les tribunaux et qu’il soit reproché à l’entreprise créancière une faute de gestion [2] dans la façon dont elle a traité sa relation commerciale avec son débiteur.

Ainsi, on peut évoquer différents moyens qui, en dépit de leur apparente logique, sont pourtant encore trop souvent négligés :

  • définition claire des modalités contractuelles au niveau des engagements à respecter et des pénalités encourues en cas de retard ;
  • assurer un suivi commercial régulier ;
  • proposer des facilités en matière de paiement (en ligne, par échéancier, etc.) ;
  • procéder à une facturation rapide, méthodique et conforme aux réglementations en vigueur ;
  • identifier les débiteurs qui présentent le plus de risque ;
  • mettre en place des relances automatisées.

À cet effet, il est bon de rappeler que le passage obligatoire à l’e-invoicing à l’horizon 2024 tombe à point nommé pour toute entreprise qui souhaiterait entamer sa transition vers le format numérique. 

Factures sécurisées, rappels automatiques et personnalisés selon les différents clients et analyse des capacités de remboursement des débiteurs, voilà tant de fonctionnalités proposées par Sofacto qui participent à lutter face à l’allongement des délais de paiement. Solution SaaS intégrée à l’écosystème Salesforce, Sofacto accompagne les entreprises dans le développement de leurs enjeux économiques à travers le déploiement d’outils de facturation personnalisables et adaptés à l’ensemble des équipes. 

[1] https://www.e-affacturage.fr/definition/credit-interentreprises.html

[2] www.lla-avocats.fr/publications/droit-des-entreprises-en-difficultes/responsabilite-dirigeant-insuffisance-actif-redressement-judiciaire/

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