Comment gérer au mieux sa stratégie de recouvrement

Quelle stratégie de recouvrement adopter ?

Sofacto vous propose des outils correspondant à vos besoins.

La gestion des impayés est un énorme casse-tête pour bon nombre d’entreprises. Elle est d’autant plus problématique quand on sait que les retards de paiement sont la cause de la défaillance d’une entreprise sur quatre. Quels sont alors les outils à disposition pour mettre en place une stratégie de recouvrement efficace et limiter au maximum les mauvaises surprises ?

À quoi sert une stratégie de recouvrement ?

Tout d’abord, il convient de revenir sur la définition du recouvrement. Il s’agit de la démarche qui consiste, pour un créancier, à solliciter son débiteur dans l’optique que ce dernier s’acquitte de la dette qu’il a contractée. Si ce défaut de paiement peut se résoudre à l’amiable après une – voire plusieurs – première(s) relance(s), il est plutôt fréquent que la situation se règle par une mise en demeure, qui peut découler par la suite sur des poursuites en justice.

Fragilisé par la crise sanitaire liée à la Covid-19, le contexte économique appelle à toujours plus de vigilance en matière de surveillance des impayés. Développer et mettre en place une stratégie de recouvrement efficace s’impose comme une obligation quant à la sécurisation de la trésorerie d’une entreprise. Cet impératif de sécurisation fait d’autant plus sens quand on sait que c’est le crédit interentreprises qui se hisse à la première place du podium en matière de source de financement. En effet, le paiement comptant – bien que plus pratique d’un point de vue de la facturation et de la trésorerie – s’avère moins attractif que le paiement à crédit lorsqu’il s’agit d’effectuer des opérations commerciales.

Se protéger avec le plus d’efficacité possible de ces impayés constitue l’un des défis majeurs des entreprises. Pour y parvenir, il faut éviter au maximum de s’engager dans un tourbillon de relances aussi chronophages qu’infructueuses. Plus facile à dire qu’à faire ?

Anticiper pour mieux contrôler

Dans une optique de mise en place d’une stratégie de recouvrement efficace, l’anticipation est souvent considérée comme le facteur clé. Si dans la théorie, il apparaît logique d’apporter une attention toute particulière aux clients qui représentent le plus de risques en matière d’impayés, dans la pratique, il est souvent plus complexe de parvenir à les identifier. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de faire preuve de rigueur et de transparence lors de l’élaboration et de la signature des différents devis et contrats qui lie un créancier à un débiteur.

À cet effet, il est tout à fait possible de mettre en place divers recours préventifs qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, tendent davantage à préserver la relation commerciale qu’à la détériorer. Pour ce faire, divers moyens s’offrent à un créancier : 

  • établissement d’un calendrier de remboursement précis ;
  • annonce et négociation des pénalités en cas de retard ;
  • définition des différents moyens de paiement acceptés ;
  • proposition d’un paiement automatisé.

La mise en place d’un tel dispositif – en plus de contribuer à une forme de protection de l’entreprise – atteste d’un sérieux et d’une fermeté nécessaire à toute bonne relation commerciale.

Que faire quand la mise en demeure semble inévitable ?

Malheureusement, il arrive fréquemment qu’en dépit de toute la bonne volonté du monde et des efforts déployés dans l’organisation d’une stratégie de recouvrement efficace, la mise en demeure s’avère inévitable. Relances électroniques, courriers manuscrits ou encore appels téléphoniques, rien n’y fait, le recouvrement amiable a échoué. À cette étape, il est important de comprendre qu’un créancier n’a aucun intérêt à laisser traîner la situation. Si bien entendu, il appartient au bon sens de savoir faire la différence entre un retard de paiement ponctuel et des impayés répétés, il faut garder à l’esprit que plus une dette se prolonge dans le temps et plus son recouvrement s’annonce délicat

L’étape suivante prend alors la forme d’un recouvrement judiciaire. Celui-ci peut prendre trois formes distinctes que sont :

  • l’injonction de payer : procédure la plus simple et la moins onéreuse, elle implique pour le créancier de fournir diverses pièces justificatives qui seront étudiées par le juge, à la suite de quoi la procédure peut aboutir sur une assignation en paiement si le débiteur conteste l’ordonnance d’injonction ;
  • le référé-provision : procédure similaire à l’injonction de payer, elle se distingue toutefois par le caractère « non sérieusement contestable » de la créance, c’est-à-dire que le créancier doit être en mesure de fournir des preuves suffisantes pour justifier de sa demande de recouvrement judiciaire, preuves qui ne peuvent être contestées par le débiteur.
  • l’assignation en paiement : dernier recours possible, cette procédure plus longue et coûteuse intervient généralement lorsque le débiteur conteste le recouvrement.

Si le créancier obtient gain de cause de la part du juge, il bénéficie alors d’un titre exécutoire qui oblige le débiteur à régler ses dettes. Des saisies d’huissiers peuvent intervenir si les impayés ne sont toujours pas remboursés.

En résumé, il apparaît très clairement qu’une bonne stratégie de recouvrement, notamment préventive, est indispensable pour tenter de limiter au maximum d’aboutir à des procédures judiciaires souvent longues et onéreuses. Pour aider les entreprises à aller dans ce sens, il existe des outils à disposition, à l’image de la solution de facturation électronique Sofacto. Application SaaS, Sofacto offre notamment la possibilité de pré-formater des e-mails de relance et d’en personnaliser le suivi afin d’optimiser toujours plus votre stratégie de recouvrement. À cet effet, l’automatisation de rappels à destination des débiteurs s’impose comme un élément essentiel qui contribue à renforcer votre contrôle en matière de gestion des remboursements et des impayés.

Que ce soit à travers des rappels automatisés ou des analyses de données qui permettent d’identifier finement la solvabilité – et par extension la capacité de remboursement – de la clientèle d’une entreprise, Sofacto s’intègre comme un rouage essentiel d’une stratégie de recouvrement bien huilée.

[1] https://www.e-affacturage.fr/definition/credit-interentreprises.html

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