Dématérialisation et facturation : les opportunités de l’open banking

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L’émergence de l’open banking est source de nouvelles opportunités et la facturation n’y réchappe pas. Frederi Scotto, CEO de Sofacto, est revenu sur cette tendance lors d’un webinar organisé par Bridge, agrégateur prônant l’innovation via l’open banking.

Frederi Scotto est intervenu dans le cadre de ce webinar grâce à la double casquette qu’il endosse chaque jour : celle de CEO d’une start-up proposant une solution de facturation à la pointe des tendances actuelles, mais également en tant que chef d’entreprise confronté aux enjeux de la dématérialisation. Voici un résumé de sa vision autour des opportunités liées à l’open banking.

Quel est le contexte actuel pour la facturation électronique ?

Le contexte est brûlant parce que l’élan vers la dématérialisation des factures sera cristallisé entre 2023 et 2025, avec l’obligation de facturer électroniquement dans le cadre des transactions inter-entreprises (B2B). La traçabilité des factures est évidemment au cœur de cette volonté, afin de mieux lutter contre la fraude à la TVA. Ce sont 15 milliards d’euros d’écart de TVA qui manqueraient à l’appel chaque année. De plus, cette mesure est un véritable élan en faveur de l’environnement, puisqu’elle officialise en quelque sorte les avantages écologiques de la facture électronique sur son équivalent papier. Cette tendance a été scellée avec l’apparition du covid, qui a justement là aussi coûté cher à l’État français, tout en accélérant soudainement les habitudes de gérer son business à distance. La facturation électronique a alors été plus que jamais utilisée. 

Pourtant, beaucoup d’entreprises ne sont pas encore équipées d’une solution de facturation en adéquation avec cette législation qui sera instaurée dès le 1er janvier 2023. C’est un horizon finalement assez proche, qui va scinder en 2 l’ensemble des entreprises françaises. Certaines vont subir ce changement, tandis que les autres sauront tirer profit de l’océan d’opportunités qui peut en découler. En effet, de nombreuses tâches très chronophages étaient auparavant inévitables en entreprise pour respecter les cadres comptables imposés en France. La dématérialisation rebat alors les cartes de l’organisation en entreprise, amenant la possibilité de relancer leur productivité.

Il y a donc énormément d'entreprises à qui il faut montrer prochainement le potentiel de la dématérialisation pour leurs performances ?

Elles sont nombreuses et on ne peut pas leur en vouloir. La facturation est une obligation légale et n’est pas censée occuper une part importante de leurs activités. C’est justement aux éditeurs de logiciels de facturation comme Sofacto de faire en sorte que les entreprises puissent se concentrer le plus possible sur leur métier.

Quels sont les principaux freins chez les entreprises pour bénéficier des opportunités amenées par la dématérialisation, et plus largement par l’open banking ?

Le manque de centralisation devient peu à peu un réel handicap chez certaines entreprises. Ce phénomène se concrétise par exemple avec les silos de données, héritage direct de l’informatique des années 2000. Ils se créent dans les entreprises composées de différents services où, même si la communication y est excellente, il n’y a pas de système d’information unifié. Nous sommes à l’ère de la vision 360 du client qui vise à décloisonner l’information, particulièrement entre les services comptable et commercial dans le cas de Sofacto. Depuis ses débuts, Sofacto a vocation à ne pas laisser la facturation comme un simple enjeu de back office. L’idée est ainsi d’amener la relation client bien au-delà d’une commande gagnée ou d’un contrat signé, à l’aide d’une vision bien plus globale. Cette ouverture est totalement en adéquation avec celle permise par l’open banking, afin d’assurer une vraie continuité.

Ce défi est de taille car, si dans les grands groupes, certaines personnes sont déjà spécifiquement missionnées sur ces enjeux de transformation digitale, les TPE et PME ne sont pas à exclure de cette évolution malgré leurs moyens plus modestes.

Une des grandes innovations de l’open banking vis-à-vis de la facturation est la possibilité de raccourcir les délais de paiement. En voyez-vous d’autres ?

Il y a un ensemble d’innovations qui sont liées au traitement de la chaîne d’informations structurant un cycle de vente, pas seulement à la phase de paiement. Derrière le côté transactionnel du paiement, il faut se rendre compte de toute la succession de traitements nécessaires en amont. Sa potentielle accélération a alors un impact conséquent sur le besoin en fonds de roulement (ou BFR). Ce dernier est le nerf de la guerre pour certaines entreprises, d’autant plus dans un contexte de crise sanitaire qui aurait malmené leurs activités.

Cette évolution technologique est à rapprocher de la data, dont on parle déjà beaucoup et que l’on fait parler. La dématérialisation implique d’abord de transformer les factures, jadis sur format papier, en données. Cette data va alors transiter, entre entreprises (clients et fournisseurs) déjà, mais également sur les systèmes de l’administration fiscale et des banques. Les banques sont d’ores et déjà en train d’imaginer comment utiliser ce nouvel afflux de données et c’est un levier de croissance et d’optimisation fort pour les entreprises.

Mais la data permet aussi de sonder certains comportements pour améliorer l’assistance et le conseil prodigués aux clients, dorénavant avec l’aide de l’intelligence artificielle. On pourrait ainsi imaginer analyser le comportement d’un client régulier durant la phase de paiement, afin que l’intelligence artificielle adapte ensuite le comportement de notre relance derrière, en fonction de ses habitudes. Aujourd’hui, on évite de confier cette tâche chronophage et à faible valeur ajoutée à la personne qui en aurait la responsabilité grâce à nos solutions. Demain, on anticiperait les comportements de façon prédictive, nous conduisant à passer sur une vision tridimensionnelle et prospective de la data.

Ce serait l’étape d’après donc, nous ne sommes pas encore arrivés là ?

Une chose est sûre, SOFACTO s’y prépare, et prépare le terrain pour ses clients en facilitant la mise en place prochaine de ce type de solution chez eux. Notre but en tant qu’éditeur consiste aussi à démocratiser l’accès aux nouvelles technologies, même les plus sophistiquées, auprès de toutes les entreprises.

Comment toutes ces innovations influent-elles sur le rôle de l’expert-comptable ?

Le comptable a toujours un rôle prépondérant au sein de l’entreprise. Son rôle va se recentrer de plus en plus sur la partie conseil, même chez les entreprises de petite taille. Si la transmission des informations est plus fluide grâce à l’open banking et les diverses évolutions technologiques, on obtient au final une meilleure visibilité sur de nombreux points liés à la gestion d’entreprise.

Nous sommes dans une logique de quasi-temps réel : on ne peut plus se permettre de répartir sur plusieurs temps l’émission d’une facture, son enregistrement en comptabilité, le rapprochement bancaire le mois suivant, la déclaration de TVA, le tout entrecoupé de régularisations. L’unification de nos informations s’applique donc aussi aux partenaires extérieurs de l’entreprise, que sont notamment les experts-comptables.

Retrouvez l’intégralité du webinar organisé par Bridge à cette adresse.

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