La facturation à la consommation, modèle dominant en devenir ?

Pour une entreprise, il est difficile de mesurer à l’avance la rentabilité d’une transaction. Or, dans le contexte d’inflation économique actuel, nombreuses sont les structures qui cherchent à rationaliser au maximum leurs dépenses. Privilégier l’économie de l’usage prend alors tout son sens. Sur quoi repose le modèle de la facturation à la consommation  et quels sont les bénéfices pour les entreprises qui l’adoptent ? Éléments de réponse.

Qu’est-ce que la facturation à la consommation ?

Payer uniquement pour ce que l’on utilise. Voilà le principe très simple sur lequel repose la facturation à la consommation. Prolongement logique du modèle de l’économie par abonnement, l’économie de l’usage rencontre un succès grandissant depuis quelques années, notamment en BtoB. 

Bien que toujours très populaire, la subscription economy fait face à certaines limites. Pourquoi payer un abonnement mensuel fixe pour un service dont l’utilisation est variable d’un mois sur l’autre ? Alors pour s’en convaincre, inutile de chercher très loin. Il suffit de vous amuser à comparer le pic d’activité d’une entreprise en août, puis en septembre. Généralement, le calcul est vite fait !

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Face à ces irrégularités dans l’utilisation qui est faite d’un service, la facturation à la consommation apporte une solution concrète. Flexible, elle s’adapte à tous types d’entreprises. On peut en effet imaginer une tarification selon le nombre d’utilisateurs d’une application, le temps passé sur un logiciel ou le volume de données consommées pour un système de stockage.

Facturation à la consommation : un modèle économique hybride ?

Concrètement, on peut faire état de deux grands modèles lorsqu’il est question de facturation à la consommation :

  • un modèle hybride entre abonnement traditionnel et services complémentaires à l’usage, qui permet d’étoffer l’offre de base tout en s’assurant des revenus fixes ;
  • un modèle à la carte qui repose sur des combinaisons de services à l’usage et permet de coller au mieux aux besoins de chaque client.

Plus attractif pour le client, ce deuxième modèle est aussi plus risqué pour le prestataire. En effet, difficile d’estimer avec précision ses recettes quand elles varient chaque mois selon la consommation des clients. Pour gagner en confort et maîtriser au mieux leur trésorerie, la plupart des entreprises ont donc tendance à privilégier une formule hybride entre subscription et usership economy.

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Économie de l’usage : enjeux et avantages

La usership economy répond à de nombreux enjeux actuels. D’un côté, les prestataires tentent de se démarquer en proposant des services toujours plus innovants, en phase avec le désir de flexibilité affiché par les consommateurs. De l’autre, les clients aspirent à une plus grande transparence tarifaire, tout en profitant de services de qualité. La voie est donc toute tracée pour la facturation à l’usage.

L’intérêt côté client

Le principal attrait de la facturation à la consommation réside dans les économies qu’un client est en mesure de réaliser. En effet, ce modèle économique prône la transparence des coûts. Un client peut ainsi définir et ajuster ses dépenses avec sérénité. Par conséquent, aucun risque de mauvaise surprise à la fin du mois. Il ne paie que ce qu’il a consommé et s’assure de rentabiliser au mieux son investissement.

Dans une même logique, il est beaucoup plus facile pour un client de tester un nouveau service par l’intermédiaire de l’économie de l’usage. Il n’est ici pas question de faire un pari sur l’avenir. Si le service n’apporte pas satisfaction et s’avère peu rentable, l’investissement consenti reste maîtrisé. C’est pourquoi cette limitation des risques financiers est particulièrement appréciée des clients cherchant développer leur activité par le biais de services innovants.

L’intérêt côté entreprise

Pour attirer et fidéliser de nouveaux prospects, une entreprise doit proposer la meilleure expérience possible. Dans cette optique, la facturation à l’usage permet de développer un lien de confiance auprès de la clientèle. Grâce à l’analyse des données de consommation d’un client, l’entreprise peut par exemple :

  • avertir un utilisateur d’un dépassement à venir de son seuil de consommation ;
  • faire un geste promotionnel sur un produit ou un service largement plébiscité par un client ;
  • proposer un autre service qui semble plus adapté aux besoins du client.

Ces actions qui peuvent paraître anodines contribuent pourtant à fortifier la satisfaction client. Or, au plus un consommateur est satisfait, au plus il s’attache à vos services et les recommande. De là à parler de cercle vertueux ?

Pour une entreprise, proposer des services facturés à la consommation contribue également à générer des revenus supplémentaires. Couplées à un abonnement classique, ces prestations complémentaires facturées à l’usage sont un levier efficace pour étoffer l’offre souscrite par la clientèle.

En bref, de plus en plus de sociétés adoptent la facturation à la consommation au sein de leur modèle économique. Transposable à la plupart des secteurs d’activité (IT, énergie, industrie, etc.), le paiement à l’usage séduit une large clientèle, habituée à travailler à flux tendu.

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